RETOUR AU SOMMAIRE

RETOUR A "ARTICLES"

 

Après nous être intéressé au PIF N°/96 à l’occasion de Noël, nous allons maintenant nous tourner vers ce numéro 97 paru, donc, pour la période du nouvel an.

La couverture du PIF N°/97

Ce PIF contient en effet une aventure de Dr Justice, la cinquième, qui a pour titre « La Nuit d’Amsterdam ». Sans évoquer le moins du monde le passage à la nouvelle année, cette histoire colle pourtant parfaitement à la saison. En effet, toute l’intrigue se déroule sous des paysages enneigés dont le dessinateur Marcello a si bien rendu la beauté. Un grand MERCI encore à son immense talent.

La première planche de cette histoire

D’ailleurs, dès la deuxième vignette, le scénariste Jean Ollivier nous parle de l’émerveillement de ces flocons tombant du ciel. A notre que c’est aussi la deuxième aventure de Dr Justice se déroulant en Europe. Après l’Autriche dans « Opération Panther », notre médecin volant se retrouvait donc aux Pays-Bas pour une aventure en 20 planches.

De la neige partout...

Bien sûr, dans cette histoire, toujours des méchants et des bagarres, mais on y retient l’omniprésence de la neige. Cette neige que nous avions tant de mal à dessiner quand on était gamin. Justement, cette année là, le 29 décembre 1970, nous allions finir l’année par une mémorable tempête neigeuse qui allait bloquer des centaines d’automobilistes (certains y perdront malheureusement la vie…) dans la vallée du Rhône.

Et toujours un edito du rédac' chef...

Cette tempête avait largement débordé sur la région où j’habitais. La neige était tombée sans discontinuer pendant plusieurs heures et nous en avions par certains endroits plus d’un mètre. Génial, me direz-vous, car nous n’avions pas du tout l’habitude d’une telle épaisseur. En général nous n’avions droit qu’à 3 ou 4 jours blancs dans l’hiver avec seulement quelques centimètres de poudreuse.

En effet, la quantité de poudre blanche était telle que bon nombre de poteaux électriques avaient cédés sous le poids. Plus d’électricité donc, heureusement toujours du chauffage grâce au poêle à fioul,… mais plus de lumière. Quant à la route, elle était totalement bloquée. Nous sommes restés coupés du monde pendant 15 jours.

Et même si le village avait tout de même été dégagé au bout d’un certain temps, les intrépides employés de la très valeureuse direction Départementale de l’Equipement n’étaient pas venus jusqu’à nous. Il faut dire que les 150 mètres de route reliant notre maison n’étaient pas classés. Alors, bien-sûr, règlement-règlement… . La dure loi de la campagne, quoi !,… et qu’on ne vienne pas me parler de la légendaire solidarité des ruraux.

Bloqués donc, sans courant, avec heureusement du chauffage et pour la lumière une bonne provision de bougies (certaines à la cire d’abeille…) et une lampe de camping fonctionnant au gaz. Cependant, mon père malade eut besoin d’un docteur. L’unique téléphone du hameau, un poste public, était bien-sûr indisponible. Nous avions entendu à la radio (à pile…) que l’on pouvait signaler une urgence grâce à un drap ou une couverture de couleur étendue sur la neige, en espérant que les hélicoptères qui patrouillaient le voient. Ce que nous fîmes… Un des hélicos était passé assez loin et nous ne savions pas si notre signal avait été aperçu. Quelle surprise de voir arriver quelques heures plus tard (le lendemain peut-être…) un médecin. Celui-ci avait du se frayer un passage à pied à travers les congères.

Malgré tout, je me souviendrai toujours de cette blancheur et de la brillance de cette neige, étincelant en milliard de cristaux. Je suppose que tous les enfants ont ressenti cette fascination devant un décor neigeux. Neige et Noël vont si bien ensemble…
Mais revenons à cette aventure de Dr Justice !!!

Amsterdam la Blanche !!!

Toujours des scènes enneigées… le scénariste en appuie la magie avec ce commentaire : « Quelle belle nuit, Amsterdam la blanche. ». L’émerveillement continue avec la découverte par Dr justice de douze brillantes émeraudes cachées, tel un trésor, dans sa mallette. Fascination des décors, de l’histoire, de l’intrigue, des flocons tombant en grappes serrées… Tout aura donc été créé pour s’insérer dans ce passage à la nouvelle année.

La découverte du trésor

J’aurai partagé avec vous ces quelques souvenirs d’enfance qui, je l’espère, ne vous auront pas ennuyé, du moins pas trop. Nous sommes quelque peu sortis de l’univers de Dr Justice. Mais n’est-ce pas l’objectif, également, au travers de ces anciens PIF Gadget de nous permettre un voyage dans le temps, dans le monde de notre enfance. Alors, la prochaine fois que vous feuillèterez un de ces trésors du temps jadis, laissez donc revenir à vous ces images d’enfance, qu’elles soient liées à PIF ou pas. Dites-vous bien que l’univers de PIF est un TOUT et que vous en faites partie, avec tous vos souvenirs…

TRES BONNE ET TENDRE ANNEE A TOUTES ET A TOUS…

… et que l’esprit de PIF gadget ne meure jamais !