RETOUR AU SOMMAIRE

RETOUR A "ARTICLES"

En cette période de Noël, j’aurai aimé écrire un article sur une histoire de Dr Justice se déroulant pendant ce moment de l’année. Mais ma rapide recherche ne m’a pas permis de trouver ce que je cherchais. Et puis, j’ai vu qu’en cette première année de parution de notre héros, 1970, le numéro 97 contenant Dr Justice correspondait à la semaine du nouvel an. J’ai donc décidé de m’intéresser au numéro précédent, le 96 donc, qui était sorti pour Noël.

Le PIF N°/96 paru pour Noël 1970

Quelques uns qui liront ces lignes se souviendront peut-être avoir eu entre les mains ce PIF de Noël 1970…
Nous avions entre 7 et 15 ans et l’approche du jour fatidique nous rendait fébrile. Peut-être étions-nous déjà en vacances ! Pour ma part l’école s’était terminée avec une magnifique fête organisée par notre instituteur, Mr Baumet. Maître novateur, celui-ci avait voulu mettre en valeur nos talents de chanteur, conteur et acteur. C’était la première fois que cela se faisait dans cette petite école d’une vingtaine d’élèves tout au plus.

Un édito sympa...

Je me souviendrai toujours de cette soirée mémorable qui nous a tous apporté un petit moment de gloire devant des parents heureux d’une telle initiative. Je crois me rappeler qu’une des chansons que nous avions entonnée en chœur était le premier tube de ce groupe de chanteurs-gamins (ou gamins-chanteurs…), les Poppys. Elle parlait de fraternité entre les peuples, du refus de la faim et de la misère en nous souhaitant un Joyeux Noël. Du haut de mes 9 ans, je pensais bêtement qu’une simple chanson pouvait faire changer tout cela. Mouais, 37 ans plus-tard çà ne s’améliore pas…

Scan 1ere page histoire de PIF

La pièce de théâtre, quant à elle, racontait une vague histoire de fantôme se déroulant dans un château, si mes souvenirs sont bons. J’y jouais, je crois, le rôle du guide et tous mes talents de pitres purent enfin s’exprimer à fond… certains vous diront que 37 ans après j’ai quelques restes.
Donc, cette soirée fût pour nous un véritable triomphe et nul doute que nous allions après cela nous lancer dans le monde du spectacle. Je suppose que tous les gosses ayant participé à de telles fêtes ont ressenti ce sentiment. Pensez-donc, bientôt Noël, les feux de la rampe,… il y avait de quoi donner le tournis !!!!!

Notre petite école rurale vivait malheureusement son avant dernière année scolaire avant sa fermeture définitive. Un bon nombre des 179 habitants de la commune étaient bien-sûr présents. Mon père n’avait pas pu se déplacer, sa maladie l’affaiblissant chaque jour un peu plus. Mais j’avais tout de même pu me montrer devant lui avant le spectacle dans ma tenue de scène et ma fausse moustache. Un de mes regrets aujourd’hui est de ne pas me rappeler s’il était fier de moi à ce moment là. Il allait nous quitter définitivement un peu plus de deux ans plus tard.

On pense toujours que les Noël d’antan étaient plus beaux et plus chaleureux. C’est parce qu’on était encore dans la période de l’enfance, tout simplement. Et même si le bonheur n’était pas au rendez-vous pour tous les gosses, le souvenir qu’on peut en avoir est pratiquement toujours merveilleux. C’est peut-être, justement, parce que ces jours là tous les espoirs sont permis.

Ce PIF N°/96 ne recèle que quelques pages évoquant Noël. On ne peut pas dire que la rédaction ait forcé sur le marketing de fête à cette occasion. Cependant l’éditorial, l’histoire de PIF et quelques autres mettant en scène le héros autour d’un sapin nous permettent de nous replonger dans ce Noël 1970. Et puis, le cadeau allait arriver la semaine d’après pour tous les fans de Dr Justice.

En attendant Dr Justice...

L’évocation de ce numéro paru cette semaine de 1970 vous aura peut-être remémoré ce Noël ou celui d’autres années. Et si vous pensez ne jamais retrouver ce sentiment particulier qui nous habitait pendant cette période, étant encore gamin….. fermez les yeux, laissez votre esprit se balader dans les méandres du temps. Si besoin, faites ressurgir des images de sapin décoré, de guirlandes argentées, de nuits étoilées…. Vous ressentirez peut-être, ne serait-ce qu’un court instant, une fraction de seconde, cette sensation si particulière, et si des odeurs, des musiques reviennent en vous,…. Alors vous saurez que l’esprit de Noël est toujours là,… en vous !

-- JOYEUX NOËL A TOUS --